Galerie : trois artistes au Musée Bernard Boesch

Au Musée Boesch, du 30 juin au 25 novembre : 3 artistes : Park Eun Sun (sculpteur), Nicolas Silberg (peintre, jusqu'au 30 septembre), et Didier Hoft (céramiste).

Park Eun-Sun (박은선), né en Corée du Sud en 1965, vit aujourd’hui en Toscane depuis 1993. Diplômé de l’université de Kyung-Hee à Séoul et de l’Académie des Beaux-Arts de Carrare en Italie, il expose ses œuvres chaque année dans différents pays.
Pour comprendre les statues monumentales, ssachez qu’elles représentent des caractéristiques de l’état intérieur de l’humain. Park Eun-Sun explique : « La répétition des bicolores représente la dualité et l’ambivalence des êtres humains, le bien et le mal, l’instabilité et la stabilité, l’ordre et le désordre, la tristesse et la joie. Cette création d’œuvres de dualité est en quelque sorte une méditation pour améliorer ma personnalité. »

Nicolas SILBERG : « La Conscience Instinctive »
Lorsqu'il peint, Nicolas Silberg procède selon un rituel immuable: sur une surface en carton, l' artiste commence par délimiter au crayon des parcelles d'espace, qu'il remplit ensuite de gouache plus ou moins diluée, formant ainsi peu à peu des zones rythmiques, comme des vibrations colorées.
Intuitive et pourtant rigoureusement agencée, cette peinture qui ressemble à une composition musicale, semble obéir aux règles d'une forme de calcul inconscient de l'âme, évoquant cette pratique cachée de l'arithmétique, où l'esprit n'a pas conscience qu' il compte .Tout y semble parfaitement à sa place, sans qu'il soit pourtant possible de dire pourquoi, comme si le sentiment d'évidence, communiqué par l' harmonie des formes, aboutissait à une jouissance confuse, à laquelle l' esprit comme la sensation corporelle participent.

Didier HOFT : "Mon désir est d'arriver à créer, à provoquer une émotion à travers une forme et sa couleur...je laisse seulement se construire une histoire entre la terre et moi".