Exposition “Fusion“ à l'Espace culturel Chapelle Sainte-Anne

Exposition à l'espace culturel Chapelle Sainte Anne - du mardi au dimanche de 14h à 18h.
Entrée libre
 
 
Après plusieurs années de travail basé sur l‘émotion et la sensorialité, le projet Fusion par sa maturité développe une dimension plus conceptuelle basée sur les trois constats suivants:
- L’homme contemporain s’éloigne de plus en plus de la nature et de ses racines. Le développement social, culturel et technique nous amène dans une sorte de vie hors sol. L’homme contemporain pourrait être tenté de s’extraire de la biosphère, mais son destin y reste par essence intimement lié.  L’empreinte humaine, quelle soit individuelle ou collective est inévitable.
- Toutes les civilisations sont appelées à disparaître, l‘histoire l’a montré. La nôtre n’échapera pas à la règle. Tout comme les modèles sociétaux, sorte de cages plus ou moins dorées, confortables ou sombres, créations de l’homme, qui se délitent inexorablement, comme l’acier rouille et disparait.
- L’appréhension des mécanismes les plus intimes de la vie et l’intervention de l’homme sur ceux-ci, pour les réparer, les reproduire ou en augmenter les capacités confirme aussi la fragilité de l‘individu. Le fantasme de la vie après la vie ainsi que le transhumnisme grâce à la technologie, ne peuvent laisser indifférent. L’homme déploie actuellement une grande énergie pour comprendre et repousser l’échéance finale de la mort. Mais la finitude de l’humain, en se confrontant aux deux constats précédents n’augure t’elle pas de la finitude de l’humanité?
 
Dans l’état actuel du « Projet Fusion », deux artistes sont associés : Alain et Robin Guézennec ; le père et le fils. Une génération les sépare. Est-ce une continuité ou une rupture, un dialogue ou un combat ?  Les préoccupations et les expressions intimes diffèrent au premier abord; mais en fait elles entrent en résonnance.
L’homme crée de manière récurrente des univers et des  monstres qui le dépassent. La révolution industrielle au 19ème siècle puis au  20ème siècle ont été très prolifique sur ce sujet (mines, forges, construction navale, architecture de toutes sortes, infrastructures ferroviaires et routières…). La condition humaine est en constante évolution et bouleversement.
Le processus créatif du projet « Fusion » est inspiré par des  immersions répétitives, fantasmagoriques et métaphoriques dans l’univers industriel du début du 20ème siècle. Les vestiges des  Forges de Trignac en Loire Atlantique en sont l’origine.
Les monstres du 21ème siècle sont de natures différentes, ils ne sont pas encore en ruine et ne laissent  pour l’instant que peu de place à l’onirisme des deux artistes; d’où le choix de s’en tenir à ceux du siècle précédent.
D'un côté une trituration de la matière. Une exploration des tréfonds de l'être. Une recherche polymorphe de  l'origine, la naissance ou la renaissance de la matière et de la vie. Un creuset bouillonnant, une matrice primaire, une morphogenèse de l'ordre de l'intemporel et de la sensibilité pure. Des fantasmagories hors du temps et de l'époque, insufflées par des vestiges industriels du passé, lieu de feu et de puissance créatrice.
De l'autre côté, la recherche viscérale d'un lien qui existait jadis entre la nature et l’Homme. Homme qui s'est totalement coupé du reste du vivant, qu'il ne perçoit et ressent qu'à travers des filtres sociétaux. A un état originel, une question originelle : L'animal et le végétal sont-ils une simple ressource au service de l'humain et du progrès?
S'extraire des carcans du monde contemporain, qui se veut d’une liberté totale de l'homme comme étant l'image de dieu. Créer des êtres  hybrides à la beauté impitoyable et envoûtante. Une rencontre entre l'humain, le végétal et l'animal. Le spectateur peut y voir des démons, mais pour l'artiste ils sont les guides dans cette quête d'un état perdu. Recherche de la matière originelle dans une dimension sensorielle pour l'un. Quête résolument engagée d'un état primaire, d'une symbiose avec la nature, pour l'autre. Quoi qu'il en soit,  l'origine et la matière sont au centre des deux démarches créatives.
Le « Projet Fusion » n’apporte pas  de réponses, seulement des éléments esthétiques ou sensoriels, destinés à stimuler l’esprit et la curiosité du spectateur. Comme dans le travail « Logogrammes », Il ne faut pas rechercher la totalité du texte, juste saisir quelques mots.  A chacun de bâtir son histoire, de comprendre et d’apprendre sur l’humain et l’humanité.
Logogrammes, techniques mixtes, usage de matières végétales, gravures sur plaques d’acier, peintures, sculptures, installations, sont au cœur d’un univers fantasmagorique;  vaste syncrétisme entre l’origine et la matière, dont la dimension sensorielle et instinctive repositionne la condition de l’homme contemporain.
La proposition actuelle, en fusionnant  les démarches créatives des deux artistes amène le spectateur à réfléchir sur un sujet primordial et d’actualité: notre planète n’est pas inaltérable et infinie.
Cette proposition ne doit en aucune manière être considérée comme passéiste ou pessimiste. Elle doit au contraire, encourager au respect de la vie, de toutes formes de vie. Elle rappelle l’indispensable équilibre et l’harmonie que l’inventivité humaine doit rapidement restaurer entre l’homme et la nature. 
Coordonnées & Contact
Adresse :
Espace culturel Chapelle Sainte-Anne - Place Leclerc - 44500 LA BAULE
Contact :
Mairie La Baule - 7 avenue Olivier Guichard - 44500 LA BAULE ESCOUBLAC
Téléphone : 02 51 75 75 75
Fax : 02 51 75 75 79
Ouvertures
Du 21 Avril au 13 Mai 2018
- Ouvert tous les jours.
Accès
Informations complémentaires
Type d'Animation
  • Exposition
Thème de l'Animation
  • Arts (peinture, sculpture...)
Public(s) Concerné(s)
  • Tout public